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« Le jour zéro » approche : la prochaine crise mondiale ne viendra ni du pétrole ni du gaz


Et si un matin, en ouvrant le robinet, plus rien ne coulait ? Ce scénario autrefois inimaginable pourrait devenir réalité plus tôt qu’on ne le pense. Une étude internationale alerte sur l’accélération des « sécheresses du jour zéro », ces crises où la demande en eau dépasse l’approvisionnement disponible. Certaines régions du monde pourraient y être confrontées avant 2030.


Au sommaire



D'après une nouvelle étude, près des trois quarts des zones de la planète exposées à la sécheresse risquent de connaître des pénuries d'eau extrêmes d'ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas. Et un tiers de ces régions pourraient être frappées avant 2030. Les zones les plus vulnérables incluent des villes du bassin méditerranéen, d'Afrique australe et des États-Unis.


« À un moment donné, l'eau pourrait manquer. Vous êtes chez vous, vous ouvrez le robinet, et rien ne sort », résume le climatologue Christian Franzke, de l'université nationale de Pusan (Corée du Sud), coauteur de l'étude.


L'idée du « jour zéro » s'était déjà matérialisée au Cap, en Afrique du Sud, en 2018, lorsque les réservoirs de la ville avaient atteint un niveau critique, menaçant d'assoiffer près de 4 millions d'habitants. Même scénario à Chennai, en Inde, en 2019 : les quatre grands réservoirs de la métropole étaient à sec, obligeant la population à faire la queue pour quelques litres d'eau transportés par camions.


*Ces précédents illustrent une tendance que le changement climatique ne fait qu'aggraver, en réduisant les précipitations, le débit des rivières et le niveau des nappes phréatiques.


Les villes menacées et les scénarios du pire


Pour évaluer l'évolution de ces pénuries, l'équipe de Christian Franzke a combiné plusieurs modèles climatiques, dont le modèle communautaire du système terrestre (CESM), du Centre national de recherche atmosphérique des États-Unis, et le modèle du Centre national de recherches météorologiques (CNRM) français, intégrant les précipitations, les débits fluviaux et la consommation humaine d'eau.


Deux scénarios ont été testés :


  • un scénario intermédiaire, correspondant à la trajectoire actuelle, avec +2,7 °C d'ici 2100 ;

  • un scénario de fortes émissions, menant à un réchauffement global d'environ +3,6 °C.


Dans les deux cas, la moitié des régions concernées connaîtraient une pénurie d'eau sans précédent d'ici la fin du siècle, et 22 % d'entre elles dès 2030. Les points chauds ? La Méditerranée, l'Afrique australe, mais aussi certaines zones d'Amérique du Nord et d'Asie.

Selon Christian Franzke, Chicago, Washington D.C., Phoenix, San Diego et Milwaukee pourraient être touchées d'ici 2030, suivies par Las Vegas, Baltimore, Minneapolis, Kansas City ou Jacksonville d'ici 2060. En Europe, la région de Nice figure également parmi les zones sensibles.


Nice est l'une des villes identifiées comme étant à risque de sécheresse dès les prochaines décennies. © Sergii Zinko, Adobe Stock


Au total, ces sécheresses pourraient menacer jusqu'à 750 millions de personnes d'ici 2100, dont 470 millions en zone urbaine. « C'est une attaque croissante sur les ressources en eau, sur plusieurs fronts, qui se dessine déjà », avertit Richard Allan, climatologue à l'université de Reading, au Royaume-Uni.


Se préparer à un monde plus sec


Les chercheurs redoutent aussi que l'intervalle entre deux sécheresses extrêmes se raccourcisse, rendant toute récupération plus difficile, notamment en Méditerranée, en Asie, en Afrique australe et en Australie. Dans certaines régions, cela pourrait rendre la vie quotidienne impossible.


La responsabilité de ces crises varie selon les territoires : ici, c'est le climat, ailleurs la surconsommation. Mais une chose est claire : les solutions devront être locales et globales à la fois. « Ce n'est qu'en s'adaptant aux sécheresses prolongées, tout en réduisant rapidement les émissions de gaz à effet de serre, que nous pourrons limiter leurs impacts », conclut Richard Allan.


Reste une question cruciale : saurons-nous agir à temps pour éviter que le « jour zéro » ne devienne la nouvelle norme ?

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