La plus haute instance scientifique américaine lâche sa bombe : la priorité absolue de la Nasa doit être… la vie sur Mars !
- Jean Pierre Meo
- 10 déc. 2025
- 2 min de lecture

Alors que le secteur spatial américain est chaque jour plus incertain et mouvant, un rapport préconise d'établir une liste des priorités. Et s'il y a une question qui passe avant toutes les autres, c'est celle-ci : comment trouver de la vie sur Mars ?
Par Hugo Ruher - Journaliste scientifique - Publié le 10 décembre 2025
Parmi les plus hautes instances scientifiques américaines, il y a l'Académie nationale des sciences. Une organisation d'experts qui conseille la nation sur différentes thématiques, et qui, dans son dernier rapport, propose une ligne claire qui devrait servir de référence pour le secteur spatial : aller chercher de la vie sur Mars.
Dans le rapport, l'académie établit que cette question devrait être tout en haut de la liste des priorités de la recherche américaine. Surtout alors que les projets de vol habité à destination de la Planète rouge reviennent sur le tapis.
Une exploration humaine pour trouver de la vie
Une des autrices, Linda Elkins-Tanton, de l'Université de Californie, précise dans un communiqué qui accompagne le rapport : « Le premier atterrissage humain sur Mars sera le plus grand moment de l'histoire de l'exploration spatiale depuis que nous avons posé le pied sur la Lune, il y a plus de 50 ans. » Mais un voyage sans but scientifique n'aurait aucun sens.

Un rocher identifié par Perseverance comme une possible biosignature. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS
C'est pourquoi le rapport préconise d'établir une liste de priorités, et en tête, on retrouve cette recherche de vie existante ou éteinte, qui devrait être majeure. Ensuite, il y a la question de la présence d'eau et de dioxyde de carbone, pour savoir comment ces éléments ont pu évoluer durant l'histoire de la Planète rouge, mais aussi la géologie de Mars et les conséquences de l'environnement martien sur un équipage humain.
Pour tout cela, l'académie a aussi identifié différents scénarios de missions. Dans le plus optimiste, il s'agirait d'un voyage habité vers Mars qui durerait 30 sols (l'équivalent du jour martien, légèrement plus long qu'une journée terrestre), suivi d'une exploration robotique de 300 sols comprenant une foreuse, ainsi que de l'équipement météorologique pour effectuer des relevés sur place.
Des difficultés techniques et financières
Dans les autres projets, légèrement moins ambitieux, il s'agit de mener uniquement des missions d'explorations non habitées en sélectionnant les meilleurs sites d'atterrissage et espérer trouver, là aussi, des traces de vie.

Le rover ExoMars, conçu par l'Agence spatiale européenne, devrait décoller en 2028. © ESA, Medialab
En revanche, si ces recommandations ont été directement adressées à la Nasa, la mise en pratique semble un peu plus délicate. Donald Trump a réclamé d'importantes coupes budgétaires à l'Agence spatiale américaine et les missions actuelles sont déjà compromises. Par exemple, celle qui se rapproche le plus d'une recherche de vie serait MSR (Mars Sample Return). Or, faute de budget et d'architecture satisfaisante, les échantillons martiens déjà collectés n'ont aucun moyen d'être ramenés sur Terre actuellement.
Peut-être que cette recherche de vie extraterrestre trouvera une solution via l'Europe. En effet, la mission ExoMars est toujours en cours de réalisation et est dédiée à cet objectif.












Commentaires