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Vous pensiez réduire les risques en vapotant… des chercheurs alertent sur un danger réel


Une étude internationale suggère que la cigarette électronique pourrait favoriser certains mécanismes impliqués dans le développement de cancers. Des résultats qui relancent les questions sur les risques réels du vapotage, notamment chez les jeunes utilisateurs. © aleksandr_yu, Adobe Stock
Une étude internationale suggère que la cigarette électronique pourrait favoriser certains mécanismes impliqués dans le développement de cancers. Des résultats qui relancent les questions sur les risques réels du vapotage, notamment chez les jeunes utilisateurs. © aleksandr_yu, Adobe Stock

Article rédigé par Christelle Cherrier - Rédactrice web - Publié le 3 avril 2026 - Futura sciences


Le vapotage est-il vraiment moins risqué qu’on ne le pense ? Une nouvelle synthèse scientifique met en évidence plusieurs mécanismes biologiques compatibles avec un risque de cancer, même si l’ampleur exacte du danger reste encore à déterminer.


Plus de 100 millions de personnes dans le monde utilisent aujourd'hui la cigarette électronique, dont au moins 15 millions d'adolescents, selon les données de l’OMS. D'abord présentée comme une alternative moins dangereuse que le tabac, elle s'est rapidement imposée comme un produit très utilisé, notamment chez les jeunes.


Pour beaucoup d'utilisateurs, vapoter reste perçu comme un geste sans réel danger, voire comme un moyen de protéger sa santé. Mais avec cette popularité croissante, les questions sur ses effets réels sur la santé se multiplient.


Une nouvelle étude internationale publiée dans la revue Carcinogenesis apporte justement de nouveaux éléments d'inquiétude, en suggérant que la cigarette électronique contenant de la nicotine pourrait augmenter le risque de certains cancers.


Cigarette électronique : des données scientifiques qui interrogent sur le risque de cancer


L'objectif du professeur adjoint Bernard Stewart AM, chercheur en cancérologie à l'UNSW, était de déterminer si le vapotage pouvait être cancérogène en lui-même, indépendamment du tabagisme classique, une question encore relativement peu étudiée jusqu'à présent. Une question importante alors que de nombreux vapoteurs pensent limiter les risques en abandonnant la cigarette classique.


« À notre connaissance, cette étude constitue la conclusion la plus définitive selon laquelle les personnes qui vapotent présentent un risque accru de cancer par rapport à celles qui ne vapotent pas », explique l'auteur principal de l'étude.


Les chercheurs ont notamment identifié dans les aérosols des cigarettes électroniques plusieurs substances potentiellement cancérogènes, dont des composés organiques volatils et des métaux issus des résistances chauffantes. Des biomarqueurs retrouvés chez certains utilisateurs suggèrent également des dommages à l'ADN, un stress oxydatif et des phénomènes inflammatoires, des mécanismes connus pour favoriser le développement de cancers, notamment du poumon et de la cavité buccale.



Selon l'étude menée par le UNSW de Sydney, les cigarettes électroniques contenant de la nicotine pourraient être associées à un risque accru de cancers du poumon et de la cavité buccale. Des résultats qui invitent à reconsidérer l’idée d’un vapotage sans danger. © makcoud, Adobe Stock
Selon l'étude menée par le UNSW de Sydney, les cigarettes électroniques contenant de la nicotine pourraient être associées à un risque accru de cancers du poumon et de la cavité buccale. Des résultats qui invitent à reconsidérer l’idée d’un vapotage sans danger. © makcoud, Adobe Stock

Vapotage : un signal d’alerte malgré l’absence de recul suffisant

Les auteurs insistent toutefois sur un point important : « Notre évaluation ne comporte pas d'estimation numérique du risque. Nous ne pourrons déterminer ce risque précis que lorsque des études de suivi à long terme seront disponibles », précise Bernard Stewart.


Ce manque de recul s'explique par la relative nouveauté de ces produits. Introduites au début des années 2000, les cigarettes électroniques n'ont pas encore fait l'objet d'études épidémiologiques sur plusieurs décennies, contrairement au tabac.

Certains chercheurs appellent néanmoins à ne pas répéter les erreurs du passé. « Les cigarettes électroniques existent depuis environ vingt ans. Nous ne devrions pas attendre encore plusieurs décennies avant d'agir », estime le co-auteur Freddy Sitas.


Des recherches qui renforcent les doutes sur les risques de cancer associés au vapotage


Cette étude s'inscrit dans un ensemble croissant de travaux scientifiques allant dans le même sens. Une revue systématique publiée en 2025 dans la revue Tobacco Induced Diseases souligne par exemple que l'exposition aux cigarettes électroniques est associée à plusieurs biomarqueurs liés au risque de cancer, comme des dommages à l'ADN, un stress oxydatif ou encore des phénomènes inflammatoires, même si les données à long terme chez l'humain restent encore insuffisantes.


D'autres études suggèrent également que l'usage combiné de cigarettes classiques et électroniques pourrait accroître davantage le risque de cancer pulmonaire que le tabagisme seul. Une revue publiée en 2025 dans ESMO Open évoque notamment une association possible entre vapotage et risque de cancer du poumon, particulièrement chez les utilisateurs qui cumulent les deux pratiques.


Pour les auteurs, ces résultats plaident pour une approche de santé publique prudente, notamment chez les jeunes non fumeurs. Car si le lien définitif avec le cancer nécessitera encore des années de recherche, les mécanismes biologiques observés constituent déjà, selon eux, des signaux d'alerte sérieux.


Pour les utilisateurs, ces travaux rappellent surtout une chose : vapoter n'est probablement pas un geste anodin. Côté chercheurs, un consensus semble progressivement émerger : l'image d'un vapotage sans risque appartient sans doute déjà au passé.

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