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Voici comment des particules invisibles pourraient modifier notre fonctionnement cérébral


Les microplastiques présents notamment dans les emballages alimentaires sont suspectés d'atteindre divers organes, dont le cerveau. © gorodenkoff, iStock
Les microplastiques présents notamment dans les emballages alimentaires sont suspectés d'atteindre divers organes, dont le cerveau. © gorodenkoff, iStock

Publié le 27 novembre 2025 par Stéphanie Le Guillou Journaliste Santé -


L'exposition généralisée aux microplastiques, des particules plastique de moins de 5 millimètres, affecte gravement notre environnement et la santé humaine. Ces polluants omniprésents se retrouvent dans les océans, l'eau potable, l'air et la nourriture. Des chercheurs ont exposé des souris à de l'eau de boisson contenant des microplastiques. Les résultats révèlent des dommages des tissus hépatiques et cérébraux, ainsi que des altérations comportementales, particulièrement chez les souris plus âgées. 


La quasi-totalité de notre environnement est désormais polluée. Les plastiques et en particulier les microplastiques figurent parmi les polluants les plus répandus sur la Planète. Les microplastiques sont de petites particules de plastique dont la taille est inférieure à 5 millimètres. On en retrouve partout : dans les océans, dans les cours d’eau, dans l'air que nous respirons, dans l'eau que nous buvons, dans la nourriture que nous mangeons. C'est un problème mondial de santé publique. Ces microplastiques sont nocifs pour l'environnement et pour l'Homme.


Une équipe s'est intéressée aux effets biologiques et cognitifs d'une exposition aux microplastiques dans un modèle de rongeur. Leurs résultats ont été publiés dans la revue International Journal of Molecular Sciences.


Une expérience menée chez des rongeurs


De l'eau de boisson contenant des microplastiques a été proposée à des rongeurs durant 3 semaines. Les microplastiques contenus dans l'eau étaient des microbilles de polystyrène marquées avec un agent fluorescent. La taille des microbilles était de 0,1 μm et 2 μm. La première taille représente la limite entre les microplastiques et les nanoplastiques. La seconde taille représente la taille maximale capable de pénétrer une cellule. Les rongeurs étaient des souris femelles C57BL/6J jeunes (40 animaux) ou âgées (40 animaux). Huit groupes de dix animaux ont été constitués.


Les quatre premiers groupes étaient des souris jeunes ayant reçu soit une eau de boisson normale, soit une eau de boisson contenant une petite dose de microplastiques, soit une eau de boisson contenant une dose moyenne de microplastiques, soit une eau de boisson contenant une forte dose de microplastiques. Les 4 quatre groupes suivants étaient des souris âgées ayant reçu l'un des quatre types d'eau de boisson. 



L'eau que nous buvons contient des microplastiques. © alexanderuhrin, Adobe Stock






Les microplastiques altèrent les tissus cérébraux et le comportement


Différents tests ont été menés dans chaque groupe d'animaux. Les résultats montrent qu'une exposition à court terme à une eau de boisson contenant des microplastiques provoque des altérations dans les tissus hépatiques et cérébraux (marqueurs immunitaires). Plus intéressant encore, des changements de comportements ont également été observés chez les animaux. Et cet effet serait dépendant de l'âge de l'animal : il serait encore plus important chez les souris les plus âgées. Il semblerait donc possible que la présence de microplastiques dans notre eau de boisson ou dans notre alimentation puisse avoir un effet direct sur nos capacités cognitives.



Les microplastiques peuvent atteindre le cerveau en moins de deux heures ! 


D'après une nouvelle étude, de minuscules particules de polystyrène peuvent être détectées dans le cerveau deux heures après ingestion. Ces microplastiques et nanoplastiques pourraient augmenter le risque de neuroinflammation et de maladies neurodégénératives.


Article de Claire Manière publié le 7 avril 2023


Une étude dirigée par l'université de Vienne montre que de minuscules particules de polystyrène (en micromètres) peuvent être détectées dans le cerveau, seulement deux heures après leur ingestion par des souris. Alors que la barrière hémato-encéphalique permet d'empêcher les agents pathogènes ou les toxines d'atteindre le cerveau, les microplastiques et les nanoplastiques (MNP) pourraient la franchir. Les chercheurs expliquent que dans le cerveau, les particules de plastique sont susceptibles d'augmenter le risque d'inflammation, de troubles neurologiques ou même de maladies neurodégénératives telles que les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson.


Le rôle de la couronne biomoléculaire révélé


Pour la nouvelle étude, les scientifiques ont réalisé des études d'absorption à court terme sur des souris avec des MNP de polystyrène de trois tailles différentes et administrées par voie orale. À l'aide de modèles informatiques, ils ont découvert qu'une certaine structure de surface, la couronne biomoléculaire, était nécessaire aux particules de plastique pour pénétrer dans le cerveau.


En outre, les molécules de cholestérol favorisent l'absorption de ces contaminants dans la membrane de la barrière hémato-encéphalique, alors que les protéines l'inhibent.


Le polystyrène est un plastique largement utilisé pour l'emballage des aliments. Toutefois, on ne retrouve pas les MNP que dans les déchets d'emballage. Selon une étude, boire entre 1,5 à 2 litres d'eau recommandés par jour dans des bouteilles en plastique correspondrait à ingérer environ 90 000 particules de plastique par an.

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