Les sportifs sont choqués : une enquête révèle que ces 16 poudres protéinées dépassent les seuils toxiques !
- Jean Pierre Meo
- 20 oct. 2025
- 3 min de lecture

Dans les sacs de sport, les cuisines des influenceurs fitness ou encore les routines matinales des amateurs de musculation, les shakes protéinés sont devenus le symbole d’une vie saine et performante. Mais une nouvelle étude jette un froid sur cette tendance « healthy ». Faut-il s’inquiéter ? Voici ce que l’enquête révèle et ce que vous devez retenir avant votre prochain shaker.
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Chaque jour, des milliers de sportifs, amateurs ou confirmés, se tournent vers une poudre ou un shake protéiné pour « tenir » l'entraînement ou « optimiser » la récupération. Mais un nouveau rapport vient rappeler que ces produits ne sont pas sans risques. En effet, selon une enquête récente de Consumer Reports, plusieurs poudres et boissons protéinées contiennent des niveaux alarmants de métaux lourds. De quoi éveiller notre vigilance sur un secteur jusque-là très peu encadré.
Une découverte inattendue : des seuils de plomb qui explosent dans les protéines les plus populaires
L'équipe de Consumer Reports a fait analyser 23 poudres et shakes protéinés de marques populaires, en envoyant trois échantillons anonymes de chaque produit à un laboratoire indépendant.
Résultat : 16 produits sur 23 dépassent la limite de 0,5 microgramme de plomb par portion, seuil de référence utilisé par Consumer Reports et inspiré de la très stricte réglementation californienne.
Certaines poudres végétales, notamment à base de pois, affichaient jusqu'à neuf fois plus de plomb que les protéines issues du lactosérum (whey), et deux fois plus que celles à base de bœuf. Deux produits, Naked Nutrition Vegan Mass Gainer et Huel Black Edition, figurent même parmi les plus problématiques, avec respectivement 7,7 µg et 6,3 µg de plomb par portion.
À titre de comparaison, la Food and Drug Administration (FDA) fixe un seuil maximal de 5 µg par jour pour les compléments alimentaires : dix fois plus élevé que celui recommandé par Consumer Reports.
« Les poudres et les shakes protéinés sont devenus extrêmement populaires et font partie intégrante du quotidien de nombreuses personnes soucieuses d'augmenter leur consommation de protéines », a déclaré Brian Ronholm, directeur de la politique alimentaire chez Consumer Reports, qui a lancé aujourd'hui une pétition demandant à la FDA d'agir. « Nos tests ont révélé que la contamination par les métaux lourds toxiques des compléments protéinés est répandue et s'est aggravée depuis nos premières analyses il y a 15 ans. »
Pourquoi les poudres « végétales » sont-elles les plus contaminées ?
Les métaux lourds comme le plomb, le cadmium ou l'arsenic sont naturellement présents dans la croûte terrestre et se retrouvent dans les sols au travers de l'érosion, de la pollution industrielle ou de certains engrais. Les plantes absorbent ces éléments, qui peuvent ensuite s'accumuler dans les parties consommées.
Dans le cas des protéines végétales utilisées pour ces poudres, cette absorption explique en partie pourquoi les niveaux de plomb sont plus élevés : la matière première est directement végétale, donc potentiellement exposée aux métaux lourds du sol ou de l'environnement.
Autrement dit, même sans contamination volontaire, l'origine agricole et la transformation industrielle peuvent suffire à introduire des traces de métaux lourds.
Le rapport souligne également la faible régulation du marché des compléments alimentaires : contrairement aux médicaments, ils ne nécessitent pas d'approbation préalable de la FDA avant commercialisation.

Les protéines en poudre peuvent compléter une alimentation équilibrée, à condition de rester un appoint, pas une habitude. Les experts rappellent qu’une assiette variée reste la meilleure façon de nourrir ses muscles sans risque caché. © GMVozd, iStock
Faut-il s’inquiéter ? Les bons réflexes pour consommer sans danger
Pas de panique inutile : une exposition ponctuelle à de faibles doses n'entraîne pas de danger immédiat. En revanche, une consommation quotidienne et prolongée de produits riches en métaux lourds peut s'avérer problématique : troubles cognitifs, atteintes nerveuses, hypertension ou fragilisation osseuse sont documentés lors d'expositions chroniques.
Pour limiter les risques, les experts recommandent :
de varier les marques et les sources (végétale, animale, lactée) ;
de privilégier les produits certifiés ou testés par des organismes tiers ;
de ne pas dépasser la portion indiquée ;
et, lorsque c'est possible, de couvrir ses besoins protéiques par l'alimentation classique (œufs, légumineuses, poissons, viandes maigres).
Cette nouvelle étude souligne que derrière l'image « healthy » des poudres protéinées se cachent parfois des contaminants invisibles. La solution n'est pas de bannir ces produits, mais de consommer avec discernement, d'exiger davantage de transparence des fabricants et de ne pas confondre supplémentation et alimentation équilibrée.












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