« Ils ont compensé environ un tiers du réchauffement climatique » : la Nasa met en image ce phénomène méconnu
- Jean Pierre Meo
- 13 août 2025
- 2 min de lecture
Nos émissions de gaz à effet de serre font grimper les températures. Mais un autre phénomène se joue dans notre atmosphère et vient contrecarrer une partie du réchauffement. Jusqu’à quand, encore ?
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Les gaz à effet de serre modulent le climat de notre Terre. Mais ils ne sont pas les seuls résidents de notre atmosphère à avoir une influence. Ceux que les scientifiques appellent les aérosols jouent aussi un rôle. Parce que ces petites particules ont tendance à renvoyer le rayonnement solaire vers l'espace d'une part. Et à tenir lieu de noyaux de condensation pour les gouttelettes dans des nuages qui deviennent alors eux aussi plus réfléchissants. Résultat, des températures au sol plus respirables.
« Ces deux effets combinés ont compensé environ un tiers du réchauffement climatique... environ un demi-degré Celsius », explique Sarah Doherty, spécialiste de l'atmosphère à l'Université de Washington (États-Unis). Depuis peu toutefois, les chercheurs estiment que les mesures de réduction des pollutions atmosphériques ont commencé à diminuer le rôle des aérosols sur les températures.
Mais ils affectent toujours plus directement encore la qualité de l’air que nous respirons et notre visibilité. Alors, même s'ils ne restent dans l'air que quelques jours -- ce n'est rien comparé aux gaz à effet de serre qui peuvent rester dans notre atmosphère plusieurs dizaines d'années --, la Nasa surveille les aérosols de très près. Grâce à une batterie de satellites, d'instruments au sol et de modèles.
Aujourd'hui, les scientifiques de la Nasa nous proposent de nous faire une meilleure idée de ce qui se passe dans notre atmosphère grâce à une visualisation du mouvement des aérosols entre le 1er août et le 14 septembre 2024. Des couleurs différentes permettent de distinguer la nature de ces particules, qu'ils s'agissent de sel marin (bleu), de poussière (rose), de fumée de feux de forêt (orange) ou encore de sulfates issus de la pollution et des volcans (vert).
Pour ce qui est malheureusement de nouveau de saison, ces images montrent, par exemple, comment les incendies record qu'a connus l'Amérique du Sud en 2024 ont impacté les villes brésiliennes. Littéralement submergées par des rivières de fumée. Les feux de forêt au Canada, eux, ont eu des effets jusqu'en Europe du Nord. De quoi bien se rendre compte que ce qui se passe dans une région du monde peut tout à fait affecter les conditions météorologiques et la qualité de vie des centaines, voire des milliers de kilomètres plus loin.












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