top of page
Faint Glow

TOUTES LES ACTUALITES 

Quand la technologie sert à sensibiliser au handicap

Cancer : une nouvelle génération de thérapies à ARNm capable de « faire le tri » entre cellules malades et cellules saines

Longtemps utilisé surtout pour les vaccins, l’ARN messager pourrait entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Des chercheurs montrent qu’il pourrait devenir un outil de thérapie beaucoup plus ciblé, notamment contre le cancer. © Dr_Microbe, Adobe Stock
Longtemps utilisé surtout pour les vaccins, l’ARN messager pourrait entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Des chercheurs montrent qu’il pourrait devenir un outil de thérapie beaucoup plus ciblé, notamment contre le cancer. © Dr_Microbe, Adobe Stock

Une étude américaine, publiée récemment, décrit une avancée qui pourrait changer la manière dont les traitements contre le cancer sont conçus. Une piste encore expérimentale, mais qui ouvre des perspectives inédites en matière de précision et de sécurité.


Par Christelle Cherrier - Rédactrice web - Futura Sciences - Publié le 17 décembre 2025


Et si les traitements à base d'ARN messager devenaient enfin capables de viser uniquement les cellules à soigner, sans affecter les autres ? Des chercheurs américains viennent de franchir une étape importante dans cette direction. Leur découverte, publiée récemment dans la revue scientifique Molecular Therapy, ouvre la voie à des traitements plus précis, notamment contre le cancer.


Un système qui s’active seulement dans les cellules cancéreuses


Depuis les vaccins contre la Covid-19, l'ARN messager (ARNm) est connu du grand public. Son principe est simple : donner aux cellules des instructions pour fabriquer une protéine utile.


Mais traiter le cancer pose un défi supplémentaire : éviter de toucher les cellules saines. Or, avec les techniques actuelles, l'ARNm peut être lu par de nombreuses cellules, pas uniquement celles que l'on cherche à soigner.


L'équipe de l'École de médecine Icahn du Mount Sinaï, à New York, a voulu changer cela. Elle a mis au point une thérapie à ARNm « intelligente », capable de s'activer uniquement dans certaines cellules, comme les cellules cancéreuses, et de rester inactive ailleurs.

« Nous avons modifié l'ARNm pour qu'il puisse reconnaître s'il se trouve à l'intérieur d'une cellule cancéreuse ou d'une cellule saine. S'il détecte un environnement inapproprié, il s'arrête tout simplement. Cette capacité de décision intégrée est ce qui rend cette technologie unique », explique Magdalena M. Zak, PhD, première auteure de l'étude. 



Des chercheurs de l’École de médecine Icahn du Mount Sinaï ont développé une nouvelle approche basée sur l’ARN messager, conçue pour agir uniquement dans certaines cellules, avec davantage de précision et de sécurité. © Mount Sinai Health System
Des chercheurs de l’École de médecine Icahn du Mount Sinaï ont développé une nouvelle approche basée sur l’ARN messager, conçue pour agir uniquement dans certaines cellules, avec davantage de précision et de sécurité. © Mount Sinai Health System


Comment ça marche, concrètement ?


Le système, appelé système de traduction d'ARNm sélectif des cellules (cSMRTS), fonctionne un peu comme un interrupteur automatique.

Les cellules cancéreuses possèdent des signatures moléculaires particulières, notamment des microARN (de très petites molécules qui régulent l'activité des gènes). Les scientifiques ont utilisé ces signatures comme code d'identification.

Résultat :


  • si l'ARNm entre dans une cellule cancéreuse, il s'active et déclenche la production du traitement ;

  • s'il entre dans une cellule saine, il se désactive automatiquement.


Des résultats très encourageants chez la souris


Testée sur des souris atteintes de cancers du sein et du côlon, cette approche a donné des résultats impressionnants :


  • une activité du traitement plus de 100 fois plus élevée dans les tumeurs ;

  • une activité jusqu'à 380 fois plus faible dans les organes sains comme le foie ou la rate ;

  • une réduction de la croissance des tumeurs de 45 % grâce à un gène suppresseur de tumeur (Pten) ;

  • jusqu'à 93 % de réduction tumorale lorsqu'elle est combinée à une immunothérapie à ARNm.


Ces chiffres suggèrent une meilleure efficacité, mais aussi une toxicité potentiellement beaucoup plus faible.


Jusqu'ici, les techniques utilisées pour transporter l'ARN messager dans l'organisme ont surtout cantonné ces thérapies au domaine des vaccins. En rendant l'ARNm capable de s'activer uniquement dans certaines cellules, les chercheurs ouvrent la voie à des traitements potentiellement moins toxiques et plus précis. 


Pour les patients, cela pourrait signifier, à terme, des thérapies contre le cancer mieux ciblées et mieux tolérées, et, à plus long terme encore, des applications possibles à d'autres maladies inflammatoires et métaboliques.

Commentaires


activité au-delà de l'âge légal
taux incapacité
nombre de trimestres
Enfants
Aide constante d'une tierce personne
Handicap
bottom of page