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Cancer de l’estomac : un vaccin qui efface même les métastases ? Des résultats surprenants


Des chercheurs japonais viennent de prouver, chez la souris, qu’en utilisant des ARNm codant pour des antigènes spécifiques des cellules cancéreuses, il serait possible de guérir les cancers gastriques même à des stades très avancés. Une avancée majeure dans le traitement personnalisé de ce cancer grave.


Publié le 19 août 2025 par Véronique Molénat


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La technologie de l'ARNm est décidément très prometteuse pour la lutte contre le cancer ! Plusieurs études ont déjà montré qu'elle pourrait être utilisée pour traiter le cancer du poumon, le cancer de la peau ou le cancer du pancréas. Une nouvelle étude menée par des chercheurs japonais suggère qu'elle serait également efficace pour prendre en charge le cancer de l'estomac métastasé.



Le cancer gastrique est, au niveau mondial, le cinquième cancer en termes d'incidence et de mortalité. En 2022, près d'un million de nouveaux cas ont été diagnostiqués et 660 000 personnes en sont décédées. Le pronostic dépend beaucoup du stade de la maladie, mais il est souvent défavorable, car de nombreux patients consultent pour la première fois à un stade avancé.


L'apparition de métastase dans le péritoine (la membrane qui tapisse la cavité abdominale) est associée à une chute drastique de l'espérance de vie (4 à 6 mois). C'est la forme de récidive la plus courante après un traitement chirurgical.


À ce jour, malgré l'existence d'un traitement par immunothérapie appelé anti-PD1 (nivolumab), qui stimule le système immunitaire pour qu'il s'attaque spécifiquement aux cellules cancéreuses, le cancer gastrique métastasé reste de très mauvais pronostic. L'efficacité limitée de l'anti-PD1, même associé à la chimiothérapie, implique la recherche d'autres traitements qui pourraient lui être combinés.


Des chercheurs japonais démontrent les effets très prometteurs d’un vaccin à ARNm pour traiter le cancer de l’estomac métastasé. © weyo, Adobe Stock



L'immunothérapie fait partie des pistes les plus encourageantes pour la mise au point de nouveaux traitements. Cette stratégie thérapeutique consiste à utiliser les défenses naturelles des patients pour qu'elles reconnaissent spécifiquement les cellules cancéreuses et les détruisent, sans affecter les cellules saines.


Des scientifiques japonais ont décidé d'utiliser des antigènes spécifiques des tumeurs, appelés « néoantigènes », pour mettre au point et tester un nouveau traitement d'immunothérapie. L'idée : élaborer un vaccin contenant des ARN messagers de ces néoantigènes. Des études menées sur divers cancers ont montré que les néoantigènes sont en effet capables de générer des réponses antitumorales durables chez les patients, avec moins d'effets hors cible.


Pour y parvenir, les chercheurs ont utilisé des cellules cancéreuses de souris. Après avoir identifié les gènes codant pour trois « néoantigènes », ils ont synthétisé, in vitro, les ARNm correspondants. Les chercheurs les ont ensuite encapsulés dans des nanoparticules lipidiques (LNP) qu'ils ont injectées, seules ou en association avec la chimiothérapie anti-PD1, à des souris souffrant de cancer gastrique.


Leurs résultats, publiés dans la revue Gastric Cancer, montrent que la vaccination à base d'ARNm entraîne une éradication de la tumeur chez toutes les souris traitées. Cet effet est renforcé quand la vaccination est associée à un traitement anti-PD-1. Plus prometteur encore, le vaccin montre une efficacité antitumorale très marquée contre les métastases péritonéales qui sont habituellement très difficiles à traiter.



Ces résultats sont particulièrement encourageants dans le contexte de la recherche sur les traitements « personnalisés » de nouvelle génération contre le cancer. Comme l'explique le professeur Kazuhiro Kakimi qui a dirigé les recherches, « les néoantigènes, dérivés des altérations génétiques individuelles de chaque patient atteint d'un cancer, constituent des cibles immunologiques uniques sur les cellules tumorales et représentent la clé d'une immunothérapie personnalisée ».


Même si d'autres recherches seront nécessaires pour identifier les néoantigènes les plus efficacement reconnus et attaqués par les lymphocytes T de l'organisme, ces résultats sont très prometteurs. D'autant plus que de nombreuses recherches sont aujourd'hui menées pour améliorer les processus de prédiction et d'identification des néoantigènes et que plusieurs laboratoires comme Moderna ou BioNTech mènent des essais cliniques testant des vaccins à ARNm basés sur les néoantigènes.


Une nouvelle ère dans le traitement du cancer semble bien avoir commencé...





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