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Bonne nouvelle : ces deux vaccins pourraient bien diminuer le risque de démence, selon une vaste étude


On savait que la vaccination contre certaines infections, notamment virales, pouvait réduire le risque de démence. La raison ? En diminuant l’exposition aux virus, on protégerait le cerveau de la neurodégénérescence. Mais une nouvelle étude suggère que l’effet anti-démence des vaccins pourrait être lié à une tout autre raison.


Certains micro-organismes sont-ils en cause dans l'apparition d'une démence ? C'est ce que suggèrent de plus en plus d'études. Par exemple, les virus de l'herpès et de l'encéphalite virale tout comme la bactérie responsable de la gingivite (Porphyromonas gingivalis) seraient en cause dans la maladie d’Alzheimer. Cette hypothèse est renforcée par le fait que plusieurs publications ont récemment démontré que la vaccination contre certaines maladies virales diminuait les risques de démence.


Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'université d'Oxford en Grande-Bretagne apporte une nouvelle pierre à l'édifice. Leurs résultats, publiés dans npj Vaccines, montrent que l'effet anti-démence de la vaccination ne serait pas forcément lié à son action antivirale, mais au vaccin lui-même et à ses effets sur le système immunitaire.


Trois vaccins comparés


Pour le mettre en évidence, les chercheurs ont utilisé les dossiers médicaux de 130 000 Américains âgés, afin de savoir s'il existait un lien entre leur schéma vaccinal et leur risque de démence. Ils se sont intéressés à trois types de vaccins :

  • contre le zona (vaccin appelé Shingrix) ;

  • contre le virus respiratoire syncytial - ou VRS (vaccin Arexyv) ;

  • contre la grippe saisonnière.


Les auteurs ont ensuite regardé quel était l'impact de cette vaccination sur le risque de démence (démence vasculaire, maladie d'Alzheimer, démence fronto-temporale, démence à corps de Lewy, etc.). Que montrent les résultats ?


Une nette diminution du risque de démence


Dans les 18 mois suivant l'administration du vaccin Shingrix seul, les participants ont présenté une réduction de 18 % du risque de démence par rapport à ceux qui n'avaient reçu que le vaccin contre la grippe. Ceux qui avaient reçu le vaccin Arexyv contre le VRS ont vu leur risque de démence diminuer de 29 % par rapport à ceux ayant reçu le vaccin contre la grippe. Enfin, les participants ayant reçu à la fois le vaccin Shingrix et le vaccin Arexyv ont vu leur risque diminuer de 37 %.


Les chercheurs indiquent que du point de vue purement statistique, la protection contre les deux virus obtenue par une double vaccination anti-zona et anti-VRS n'augmentait pas significativement la protection contre la démence. Pour eux, ces deux vaccins « protègent contre la démence par des mécanismes indépendants (ou du moins complémentaires) de la prévention de leur [virus cible] ».


Le saviez-vous ?

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est à l’origine de plusieurs maladies respiratoires qui vont de l’infection bénigne des voies respiratoires supérieures à des infections mortelles des voies respiratoires inférieures. Selon l’OMS, il serait responsable de 3,6 millions d’hospitalisations et environ 100 000 décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année. La vaccination des adultes contre le VRS permet de prévenir les formes sévères chez les personnes âgées ou fragilisées par une autre maladie.

Le zona est une maladie due à la réactivation du virus varicelle-zona (varicella-zoster virus : VZV). Il survient souvent après 50 ans. Souvent bénigne, cette infection localisée peut entraîner des complications, notamment des douleurs qui peuvent persister longtemps après l’éruption. La vaccination est recommandée aux adultes à partir de 65 ans.


Les adjuvants en cause ?


Pour les auteurs, l'effet anti-démence de ces vaccins pourrait bien être lié à l'AS01, une substance « immunostimulante », qui permet à l'organisme de mieux préparer ses défenses après l'injection. Cet adjuvant est en effet présent dans les vaccins Shingrix et Arexyv, mais pas dans le vaccin contre la grippe.


Cette hypothèse est renforcée par une étude menée en 2024 qui montrait que le vaccin Shingrix retardait de 17 % l'apparition de la démence par rapport à l'ancien vaccin Zostavax qui, lui, ne contenait pas d'AS01.


Si ces résultats sont confirmés, certains vaccins pourraient protéger contre la démence en déclenchant des voies importantes du système immunitaire. Quoi qu'il en soit, les conclusions des chercheurs concordent avec une hypothèse émergente selon laquelle la démence ne serait pas une maladie du cerveau, mais un trouble du système immunitaire au sein du cerveau.


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