Variant d’Omicron BA.2 : ce que l’on sait
- Jean Pierre Meo
- 22 janv. 2022
- 2 min de lecture
Publié le 21/01/2022 - Stéphanie Le Guillou - Journaliste Santé - Futura-sciences.com
Depuis quelques semaines, un sous-variant du variant Omicron est régulièrement détecté dans plusieurs pays dont la France. Celui-ci a été baptisé BA.2. Il serait déjà majoritaire en Inde et au Danemark. Que sait-on de ce nouveau variant ?
Le variant Omicron, détecté pour la première fois en Afrique du Sud en novembre 2021, est désormais majoritaire. Extrêmement contagieux, d'où son invasion fulgurante, il provoque des symptômes moins sévères. Le variant initial, BA.1, a muté à son tour pour donner naissance au variant BA.2. Ce phénomène de mutations d'un variant est connu et attendu ; plus le virus circule et plus les probabilités de mutations augmentent. Les mutations du variant BA.2 sont au nombre de 20 environ. La moitié d'entre elles se trouvent au niveau de la protéine Spike, clé d'entrée du virus dans les cellules et... cible des vaccins.
Un sous-variant plus contagieux
Des cas ont été détectés dans plusieurs pays : en Inde et en Afrique du Sud fin décembre 2021, puis aux Philippines, au Danemark, en Suède et en France. Une quinzaine de cas seulement ont été identifiés en France pour le moment. Mais tous les prélèvements ne sont pas séquencés.
Au Danemark, ce sous-variant est devenu majoritaire très rapidement, en 10 jours à peine. Contre toute attente, il a supplanté le sous-variant initial BA.1. Pour rappel, le variant Omicron est déjà un virus extrêmement contagieux, environ 10 fois plus contagieux que la souche originelle du coronavirus apparue à Wuhan fin 2019. Ces données suggèrent donc que le sous-variant BA.2 est encore plus contagieux que le sous-variant initial du variant Omicron du SARS-CoV-2.

Le port du masque ne sera bientôt plus obligatoire en extérieur en France. © blvdone, Fotolia
Un sous-variant pas plus sévère
Les premières données provenant de l'Inde et du Danemark suggèrent que ce sous-variant ne provoquerait pas de symptômes plus sévères que le sous-variant BA.1. Dans une note d’actualisation du conseil scientifique en date du 20 janvier 2022, une allusion est faite au sous-type BA.2 du variant Omicron du coronavirus. On peut y lire : « le sous-type BA.1 représente 90 % des variants circulants, et le sous-type BA.2 entre 3 et 4 %, surtout en Afrique et en Asie. » Si le conseil scientifique souligne l'existence de plusieurs sous-types du variant Omicron du SARS-CoV-2, il précise plus loin, « tous ces sous-variants semblent avoir les mêmes caractéristiques ». Par ailleurs, à ce stade, il n'est absolument pas possible de donner des informations sur l'efficacité des vaccins sur ce sous-variant.
En France, l'heure est au retour à la normale avec les dernières annonces de Jean Castex : fin du télétravail obligatoire, fin du port du masque en extérieur, réouverture des discothèques, fin des jauges... À la mi-décembre, on pensait avoir atteint en France le pic du variant Delta et être sur la descente... quand le variant Omicron est arrivé, fulgurant. Même s'il est bien entendu trop tôt pour tirer des conclusions quant à la contagiosité et à la sévérité du sous-variant BA.2, souhaitons que la remontée des contaminations de ces derniers jours ne soit pas le fait de la propagation du variant BA.2.











Commentaires