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Vaccins ARN : le surrisque de saignements menstruels abondants précisé


Aude Lecrubier - AUTEURS ET DÉCLARATIONS - 25 janvier 2024


France - Des cas de troubles menstruels, en particulier de saignements menstruels anormalement abondants, ont été signalés suite à la vaccination ARN contre le COVID-19.

Ce signal de sécurité a été confirmé et ajouté dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices des vaccins à ARNm en octobre 2022.


Toutefois, à ce jour, peu d’études ont permis de bien mesurer ce risque.


Pour ce faire, le groupement d’intérêt scientifique en épidémiologie des produits de santé français ANSM-Cnam EPI-PHARE a donc réalisé une étude dont l’objectif était d'évaluer le risque de saignements menstruels abondants ayant fait l’objet d’une prise en charge à l’hôpital après une vaccination par les vaccins contre le Covid-19 en France.


« Cette étude fournit de nouveaux arguments en faveur de l’existence d’un risque augmenté de saignements menstruels abondants au décours de la vaccination contre le COVID-19 par vaccin à ARNm », indiquent les auteurs.


Détails de l’étude


L’étude a porté sur toutes les femmes de 15-50 ans ayant eu un diagnostic de saignements menstruels abondants à l’hôpital entre le 12 mai 2021 et le 31 août 2022 (identifiées dans le Système National des Données de Santé - SNDS), soit 4 610 femmes.


Chacune a été appariée aléatoirement à jusqu’à 30 femmes n’ayant pas été hospitalisées pour un problème de saignement génital anormal et ayant les mêmes caractéristiques en termes d’âge, de département de domicile, d’indice de défavorisation sociale de la commune de résidence, et de méthode contraceptive.


Ont été exclues les femmes qui avaient eu un début de grossesse dans les 18 mois précédents ou une hystérectomie ou un trouble de la coagulation dans les cinq ans précédents.


Au moment de l’étude, 71 % des cas et 70 % des témoins avaient reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, et parmi ces personnes vaccinées, la dernière dose reçue était une dose de primovaccination (première ou deuxième dose) pour 68 % et 66 %. Le dernier vaccin reçu était un vaccin à ARNm (Comirnaty ou Spikevax) pour 99,8 %.


Un risque augmenté de 20 % suite à la primo-vaccination


Il ressort de l’analyse que, par rapport aux femmes témoins, les femmes prises en charge à l’hôpital pour des saignements menstruels abondants avaient plus souvent reçu leur dernière dose de vaccin à ARNm (Comirnaty ou Spikevax) dans les 1 à 3 mois précédents. Cette association était observée pour les doses de primovaccination (OR 1,20 [1,07 ; 1,35]), soit une augmentation du risque de 20 %, mais non retrouvée pour les doses de rappel (OR 1,07 [0,92 ; 1,26]).


Elle concernait plus particulièrement les femmes résidant dans des communes défavorisées socialement (OR 1,28 [1,07 ; 1,52]) et les femmes n’utilisant pas de contraception hormonale (OR 1,28 [1,11 ; 1,48]).


Le risque n’apparaissait pas augmenté au-delà de 3 mois après la primo-vaccination. Les chercheurs précisent que le surrisque a pu survenir plus tôt compte tenu du délai probable entre les premiers symptômes et la prise en charge à l’hôpital.


En faisant l’hypothèse d’une relation causale, le nombre estimé de cas attribuables à la primovaccination était de 8 cas par million de femmes vaccinées, soit un nombre total de 103 cas parmi l’ensemble des femmes de 15-50 ans ayant été vaccinées en France entre le 12 mai 2021 et le 31 août 2022.


A la date de réalisation de l’étude et dans les trois années antérieures aucun des auteurs n’avait de lien d’intérêt avec une entreprise du médicament.

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