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Myopathie de Duchenne : l’edasalonexent sort du jeu

Publié le 29 juin 2021 - AFM Téléthon


L’edasalonexent (CAT-1004), un anti-inflammatoire non stéroïdien, n’apporte pas de bénéfice dans la DMD : son développement s’arrête après plusieurs essais cliniques.

Les résultats de l’essai MoveDMD, un essai de phase I/II, qui avait fait la preuve de concept de l’edasalonexent dans la dystrophie musculaire de Duchenne ainsi que ceux de l'essai de phase III PolarisDMD ont été publiés respectivement en février et en juin 2021. Ils ne remettent pas en question l’arrêt du développement du produit qui avait été annoncé par communiqué de presse le 26 octobre 2020 par le laboratoire Catabasis Pharmaceuticals. Cette décision s’était appuyée sur les résultats préliminaires de l'essai PolarisDMD. L’edasalonexent associe deux substances actives, l’acide salicylique (l’aspirine) et l’acide docosahexaénoïque, un acide gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires. Il diminue le taux de NF-KB, une protéine qui empêche la régénération du muscle et accroit le processus dystrophique.

Une approche qui semblait pertinente avec l’essai MoveDMD

Les résultats complets de l’essai de phase I/II, MoveDMD et de son extension en ouvert qui devaient démontrer la pertinence de l’utilisation de l’edasanolexent dans la DMD ont publiés dans la revue Neuromuscular disorders. Cet essai américain évaluait la tolérance, l’innocuité et le devenir dans l’organisme de trois doses orales d’edasalonexent (33, 67 et 100 mg/kg/jour), administrées l’une après l’autre, durant une semaine chacune, chez 17 garçons atteints de DMD, âgés de 4 à 8 ans (moyenne 5,5 ans) et ambulants. Ils montrent que la plus haute dose de produit permet un ralentissement de la progression de la maladie et une préservation de la fonction musculaire et une amélioration de biomarqueurs de la santé du muscle. Des résultats encourageants qui n’ont cependant pas été confirmés dans l’essai de phase III.

Pas d’effets fonctionnels malgré une bonne tolérance avec l’essai PolarisDMD

L’essai PolarisDMD, un essai de phase III en double aveugle contre placebo concernait 131 garçons atteints de DMD âgés de 4 à 7 ans et ne recevant aucun corticoïde. Ses résultats ont montré qu’après un an de traitement avec l’edasanolexent, les capacités motrices des garçons ne s’étaient pas améliorées de manière significative, comparé au placebo, même si le déclin fonctionnel observé dans le groupe des enfants traités semble moins important. Les mesures ont été obtenues avec l’échelle d’évaluation NSAA (North Star Ambulatory Assessment) et les tests de marche ou de course (vitesse pour se relever, parcourir 10 mètres ou monter 4 marches). Des différentes plus solides de certaines de ces mesures ont été observées dans le sous-groupe d'enfants âgés de moins de 6 ans, comparé au groupe placebo. L’edasanolexent a été bien toléré avec des effets secondaires modérés et aucun effet négatif sur la croissance des enfants ni sur leur santé osseuse.

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