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Etat d’urgence sanitaire : organiser la sortie (suite)

Publié le 3 mai 2021 par Stéphanie Lavaud - AUTEURS ET DÉCLARATIONS



Ce qui va influer sur les mois à venir

Parmi les points qui vont être cruciaux dans les mois qui viennent et influer sur la circulation du virus, et agir potentiellement sur le rythme du déconfinement, le Conseil scientifique souligne :

  • Les vaccins : grâce à l’accélération récente de la campagne de vaccination, suite à la livraison de nouvelles doses et la mise en place de vaccinodrômes, « l’objectif de vacciner 20 millions de Français à la mi-mai et 30 millions à la mi-juin devrait être atteint avec environ 350 000 personnes vaccinées par jour en moyenne ». Autre point positif : les premières données d’Israël et du Royaume-Uni suggèrent que les vaccins ARNm ont un rôle sur la réduction de la transmission du virus. Les scientifiques remarquent cependant que « la vaccination des 20-40 ans qui devrait débuter fin juin demeure un défi important en termes d’acceptabilité vaccinale. »

  • Un début d’immunité collective : à ce stade, « on estime que 20-26% des adultes français ont été infectés par le virus, variable selon les territoires, avec une proportion légèrement plus élevée parmi les adultes de 20-49 ans », bien loin des 60 à 70% requis pour mettre en sécurité la population, néanmoins « une partie de ces individus auront acquis une immunité protectrice » considèrent les scientifiques.

  • Les mesures barrières (distanciation sociale, port du masque, gel hydroalcoolique…) : si le Conseil scientifique reconnait qu’elles sont « globalement et largement bien appliquées », il n’exclut pas « une certaine forme de relâchement durant les mois d’été, comme cela avait été le cas l’an dernier. »

  • Les autotests : en complément des tests diagnostiques (RT-PCR, antigénique) déjà largement utilisés en France, ils devraient permettre de mieux appréhender les formes asymptomatiques en particulier en milieu scolaire et universitaire avant la coupure estivale et après la rentrée de septembre.

  • Les effets climatiques. « Comme l’année dernière, le climat estival pourra avoir un effet bénéfique affaiblissant la circulation du virus » considèrent les scientifiques, qui modulent aussi tôt leur propos en ajoutant que « les conditions de vie en extérieur au cours de l’été peuvent aussi avoir un effet favorable sur les contaminations. »

  • Les variants : si l’épidémie rencontrait une accalmie en France, voire même en Europe, il n’en reste pas moins que « la pandémie demeure active au niveau international, notamment en Amérique du Sud et en Asie, avec de nouveaux variants » parmi lesquels les variants sud-africain, brésilien et indien.

On estime que 20-26% des adultes français ont été infectés par le virus, variable selon les territoires.


Tout bien pesé, « et en tenant compte des privations imposées par un ensemble de mesures restrictives depuis plusieurs mois », le Conseil scientifique s’est montré favorable à l’instauration d’un régime transitoire de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 octobre 2021 (dans le cadre du projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise sanitaire).

Mais il prévient dès à présent que « le niveau d’immunité acquis au sein de la population par la vaccination ou à la suite d’une infection restera insuffisant pendant plusieurs mois avant d’envisager une reprise des activités sans des mesures de protection ». Cette période devra donc « s’accompagner d’une communication publique visant à associer la levée de certaines restrictions au maintien d’autres mesures indispensables, notamment individuelles (respect des gestes barrières, port du masque, usage de gel hydroalcoolique, recours à la vaccination, utilisation de tests et d’autotests…). »


Enfin, de la même façon que le président de la République a prévu d’actionner des freins d’urgence en cas de reprise de l’épidémie, le Conseil scientifique conclut son avis en stipulant que « l’organisation du régime transitoire doit […] rester compatible avec la possibilité d’un retour à l’état d’urgence sanitaire en cas de nécessité, en particulier en cas de reprise importante de l’épidémie liée à un nouveau variant. »

L’organisation du régime transitoire doit […] rester compatible avec la possibilité d’un retour à l’état d’urgence sanitaire en cas de nécessité.


Allègement et déconfinement oui, mais la prudence est de mise.


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