top of page
Faint Glow

TOUTES LES ACTUALITES 

Quand la technologie sert à sensibiliser au handicap

Et si « Tron : Ares » disait tout haut ce qui se prépare déjà en silence ?


Alors que l’intelligence artificielle Ares est dotée d’« une force surhumaine, ultra rapide et supérieurement intelligente », la voilà qui veut accéder à la vie. Fiction ou futur proche ? C’est la question que l’on se pose dans Science, ça tourne !




Par Lucie Marie - Journaliste indépendante - Publié le 13 octobre 2025


Au sommaire


Dans le troisième volet de la saga Tron, Tron : Ares, sorti le 8 octobre au cinéma, une intelligence artificielle conçue comme une arme redoutable, traverse la frontière du virtuel pour se rendre dans notre monde. Une découverte qui va susciter en elle des émotions et un désir d'humanité. Un scénario plausible à mesure que l'intelligence artificielle est de plus en plus perfectionnée ?


Quand l’intelligence artificielle surpasse émotionnellement l’humain


Si les intelligences artificielles sont souvent représentées comme des menaces impalpables comme dans le dernier Mission Impossible : The Final Reckoning par exemple, elle est ici incarnée par un acteur de chair et d'os, Jared Leto. Au fil des événements, ce dernier se met à éprouver des sentiments et le besoin de ressentir.


Aujourd'hui, certaines IA sont entraînées à se comporter comme telles. Une récente expérience menée par des chercheurs des départements des sciences informatiques, de communication et de sociologie de l'université de Stanford aux États-Unis (Generative Agent Simulations of 1000 people) a démontré que des agents IA étaient capables de prédire à 85 % les réponses aux tests comportementaux et sociaux de 1 000 individus. Une découverte qui pourrait devenir un redoutable outil pour anticiper la réceptivité du public à des spots publicitaires, des lancements de produits ou encore des décisions politiques ou des crises économiques.


En Suisse, une étude de l’université de Genève et de l’université de Berne a même démontré que des LLM comme ChatGPT, Claude, Deepseek ou Gemini obtenaient de meilleurs résultats que les humains à des tests d'intelligence émotionnelle. Soumises à des tests pour évaluer les capacités de compréhension, la régulation et la gestion des émotions, elles ont répondu correctement à 82 %, contre 56 % pour les humains. 


« Cela démontre que ces IA possèdent des connaissances sur les émotions et sur ce qu'implique un comportement émotionnellement intelligent », en a conclu Marcello Mortillaro, adjoint scientifique au Centre interfacultaire en sciences affectives de l'Université de Genève.

Alors même qu'elle est bien plus rapide que le cerveau humain (la Chine vient même de développer SpikingBrain, une IA directement inspirée du fonctionnement du cerveau humain) pour collecter et traiter des informations et des données, mais aussi plus fiable et plus précise, l'intelligence artificielle est entraînée à se tromper ou à avoir des réponses plus aléatoires afin de paraître plus humaine. Un procédé qui nous donne l'illusion qu'elle peut être dotée d'une conscience propre.


Nos projections d’humain sur la machine


Et c'est peut être finalement là que réside la réponse : notre tendance à l'anthropomorphisme. Aussi sophistiquée soit-elle, l’IA se contente de répondre à des modèles et des instructions computationnels. Et si elle est capable de simuler l'empathie et la compréhension de nos émotions, cela demeure une illusion d'émotions et non des sentiments authentiques.


Un constat que dresse Luc Julia, inventeur de SIRI, dans son livre L'intelligence artificielle n'existe pas. Dans une interview accordée au Journal du Geek lors de la promotion de son ouvrage, il déclare : « L'intelligence artificielle n'est que de la reconnaissance. Nous apprenons des choses aux machines, on leur donne des exemples. Elles s'appuient sur la reconnaissance. L'humain utilise également cela mais il a quelque chose en plus : la connaissance. »


À ce jour, il n'y a encore aucun cas répertorié d'une intelligence artificielle qui éprouverait le désir de devenir humaine. Mais parce que nous avons tendance à projeter notre propre fonctionnement, doué de raison, de réflexion, d'imprédictibilité et d'émotions sur ce qui nous entoure, n'est-ce pas finalement nous-mêmes qui imputons à la machine une humanité ?


Commentaires


activité au-delà de l'âge légal
taux incapacité
nombre de trimestres
Enfants
Aide constante d'une tierce personne
Handicap
bottom of page