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Quand la technologie sert à sensibiliser au handicap

Des chercheurs ont découvert une protéine responsable du vieillissement.... et on pourrait la neutraliser !

Et si le vieillissement n’était pas qu’une fatalité, mais un processus que l’on pouvait ralentir ? Des chercheurs sud-coréens ont identifié une molécule qui pourrait bien jouer un rôle clé dans la propagation de l’inflammation et de la vitesse à laquelle nous vieillissons. Encore mieux : certaines pistes existent déjà pour la bloquer.


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Qui n'a jamais rêvé de rester jeune le plus longtemps possible ? Si cela relevait autrefois de la science-fiction, ce rêve est aujourd'hui au cœur de nombreuses recherches scientifiques. Mieux comprendre les mécanismes biologiques qui déclenchent le vieillissement pourrait, à terme, permettre de le freiner, voire d'en inverser certains effets. Et justement, une récente étude, publiée dans Metabolism, révèle un élément clé : l'état chimique de certaines molécules dans nos cellules pourrait déterminer comment le vieillissement se propage dans notre corps.



Quand on pense au fait de vieillir, on pense souvent à ce que l'on voit : des cheveux blancs, une peau moins ferme, plus de fatigue. Mais dans notre corps, tout commence bien plus tôt et plus profondément. Avec l'âge, certaines cellules entrent dans un état de sénescence : elles ne se divisent plus, mais ne meurent pas non plus.


Ces cellules commencent alors à libérer des molécules inflammatoires qui affaiblissent les tissus voisins. Ce processus, appelé inflammaging, crée une sorte de cercle vicieux : plus il y a de cellules sénescentes, plus elles accélèrent le vieillissement autour d'elles.


L'étude, menée par des chercheurs de la Faculté de médecine de l'université de Séoul, montre qu'une molécule appelée HMGB1, quand elle est sous une forme chimique « réduite », peut activer deux voies bien connues pour favoriser l'inflammation : JAK/STAT et NF-κB.

Chez des souris, une simple injection de cette molécule a suffi pour provoquer en quelques jours des signes clairs de vieillissement : inflammation, affaiblissement musculaire, ralentissement de la régénération des tissus. Inversement, bloquer cette molécule a permis à des souris âgées de mieux récupérer après une blessure et d'améliorer leur condition physique.


Chez l'humain, les résultats vont dans le même sens : le sang des personnes âgées contient beaucoup plus de cette forme réduite de HMGB1 que celui des personnes plus jeunes.


HMGB1 joue un rôle clé dans la propagation de la sénescence cellulaire. © Archibalttttt, Adobe Stock (image générée avec IA)



Les résultats de cette étude ouvrent des perspectives concrètes pour la médecine anti-âge. Si la forme réduite de HMGB1 joue un rôle central dans la propagation du vieillissement, il devient possible d'imaginer des traitements capables de la neutraliser.

 

Les chercheurs envisagent plusieurs approches : empêcher la forme réduite de HMGB1 de se fixer à son récepteur (appelé RAGE, pour Receptor for Advanced Glycation End-products), favoriser son oxydation pour la rendre inactive, ou bloquer les réactions inflammatoires qu'elle déclenche dans les cellules.


D'autres axes de recherche - comme les facteurs de Yamanaka, les cellules souches ou les travaux sur l’épigénétique - vont dans le même sens : chercher à moduler, ralentir ou inverser certains effets de l'âge en agissant directement sur les mécanismes cellulaires.


Mais ces avancées, aussi prometteuses soient-elles, en sont encore à un stade préliminaire. Comme souvent en science, il faudra du temps, des tests cliniques rigoureux et beaucoup de prudence avant d'envisager des applications concrètes chez l'humain.



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