Violences : le lourd tribu des femmes handicapées
- Jean Pierre Meo
- 26 nov. 2021
- 1 min de lecture
Publié le 26 novembre 2021 par L'AFP pour Handicap.fr
Les femmes en situation de handicap ou d'invalidité paient un lourd tribut en matière de violences conjugales et sont encore trop peu nombreuses à les dénoncer, développant parfois un sentiment de culpabilité. Et le confinement n'a rien arrangé...

"Le handicap et l'invalidité constituent des indices de vulnérabilité qui peuvent servir de prétexte aux violences conjugales ou participer au renforcement de ces dernières", souligne l'Observatoire des violences conjugales mis en place par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) dans un rapport publié à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le 25 novembre 2021.
Confinement : facteur aggravant
Selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), parue en juillet 2020, le handicap fait même partie des caractéristiques -avec la situation familiale ou l'âge- "qui influent le plus sur la probabilité d'avoir subi des violences physiques, sexuelles et verbales". La crise sanitaire et les confinements n'ont rien arrangé et "ont pesé lourdement sur ces publics" (article en lien ci-dessous), déplore l'Observatoire.
Femmes handicapées : seulement 4 % des appelantes
En 2020, 716 appels traités par la ligne d'écoute du 3919/Violences Femmes Infos concernaient des victimes de violences en situation de handicap. Parmi elles, 680 étaient des femmes, un nombre en hausse de 26 % par rapport à 2019. Les principales violences dénoncées sont les violences psychologiques (dans 93% des cas), verbales (86 %) et physiques (61%). Cliquez sur ce lien pour lire la suite de l'article












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