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Quand la technologie sert à sensibiliser au handicap

Un vaccin atteint 88 % d’efficacité contre le cancer : un immense espoir pour les formes les plus agressives


Face aux cancers les plus agressifs, la recherche tient peut-être une nouvelle arme : un vaccin innovant, fondé sur la nanotechnologie, qui parvient à bloquer la maladie dans 88 % des cas testés. Mis au point à l’Université du Massachusetts, il ouvre une piste prometteuse pour la prévention et le traitement du cancer.


Par Christelle Cherrier - Rédactrice web - Publié le 14 octobre 2025



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Depuis des décennies, la médecine concentre ses efforts sur le dépistage précoce, les thérapies ciblées, l'immunothérapie. Pourtant, face à certains cancers, le mélanome, le cancer du pancréas ou celui du sein triple négatif, le pronostic reste souvent implacable. Mais dans un laboratoire américain, une équipe de chercheurs vient peut-être de franchir une étape décisive. Leur étude publiée dans Cell Reports Medicine, à mi-chemin entre la nanotechnologie et l'immunologie, a permis à des souris de rester totalement indemnes de tumeurs après exposition à des cellules cancéreuses. Une percée scientifique qui redonne espoir à la recherche d'un vaccin universel contre le cancer.


Une technologie innovante basée sur les nanoparticules


Le vaccin, développé à l'Université du Massachusetts à Amherst, repose sur une idée simple mais révolutionnaire : utiliser des nanoparticules pour entraîner le système immunitaire à reconnaître et attaquer les cellules cancéreuses. Ces nanoparticules servent de transporteurs pour deux éléments clés :

  • les antigènes, issus des cellules tumorales, qui permettent au système immunitaire de reconnaître le cancer ;

  • les adjuvants, des molécules qui stimulent fortement les défenses immunitaires pour qu'elles réagissent efficacement.


« En concevant ces nanoparticules pour activer le système immunitaire via une activation multi-voies qui se combine avec des antigènes spécifiques du cancer, nous pouvons prévenir la croissance tumorale avec des taux de survie remarquables », explique Prabhani Atukorale, professeur adjoint de génie biomédical et co-auteur de l'étude.


Contrairement aux vaccins classiques qui ne stimulent qu'une seule voie immunitaire, ce vaccin agit sur plusieurs fronts à la fois. 


« Ce vaccin à double adjuvant stimule à la fois le système immunitaire inné et adaptatif, permettant une réponse ciblée et une mémoire immunitaire durable », explique la chercheuse.


Ce vaccin expérimental à nanoparticules stimule à la fois la première ligne de défense du corps et la réponse ciblée des lymphocytes, entraînant le système immunitaire à reconnaître et combattre les cellules cancéreuses. Les tests menés par l’Université du Massachusetts montrent que cette approche pourrait offrir une protection durable contre les cancers agressifs. © Daniel Jędzura, Adobe Stock


Des résultats impressionnants chez la souris


Les scientifiques ont testé leur vaccin sur trois types de cancers réputés difficiles à traiter : le mélanome, le cancer du pancréas et le cancer du sein triple négatif. Les souris ont reçu le vaccin par voie sous-cutanée à trois reprises, selon un schéma « amorçage-rappel-rappel », pour préparer leur système immunitaire à reconnaître les cellules cancéreuses.


Les résultats sont spectaculaires :

  • jusqu'à 88 % des souris exposées à des cellules de cancer du pancréas sont restées indemnes de tumeur ;

  • 75 % des souris exposées à des cellules de cancer du sein triple négatif n'ont développé aucune tumeur ;

  • 69 % des souris exposées à des cellules de mélanome ont rejeté les tumeurs.


Mais ce n'est pas tout : le vaccin a également empêché la propagation des cancers vers d'autres organes, comme les poumons. « Les métastases constituent le principal obstacle au cancer », rappelle Atukorale.


Les souris vaccinées ont développé une véritable mémoire immunitaire systémique, leur corps étant capable de se défendre contre une réinfection tumorale plusieurs mois plus tard. 

Cette recherche marque une étape importante dans la lutte contre les cancers les plus agressifs. Si les résultats se confirment chez l'humain, le vaccin pourrait un jour servir à la fois de mesure préventive pour les personnes présentant un risque élevé de cancer et de traitement complémentaire pour les patients atteints de cancers avancés.


Pour concrétiser cette ambition, les chercheurs ont créé une start-up, NanoVax Therapeutics, qui travaille à traduire cette technologie en protocoles cliniques.

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