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Handicap et transports : les engagements de l'Île-de-France

Service PAM renforcé, dialogue structuré avec les associations, chantiers d'accessibilité en cours : la Région Île-de-France affine passe la seconde pour améliorer les déplacements des personnes handicapées. Tour d'horizon d'une politique en mutation


18 décembre 2025 • Par Cassandre Rogeret / Handicap.fr



Une annulation de dernière minute, un appel qui n'aboutit pas, un trajet reporté sans solution de remplacement... Pour de nombreux Franciliens en situation de handicap, la mobilité reste fragile, imprévisible, épuisante. Consciente de ces réalités, la Région Île-de-France a récemment multiplié les annonces pour améliorer l'accessibilité des transports, à commencer par le PAM (Pour aider à la mobilité). Objectif ? Sécuriser les déplacements du quotidien tout en posant les bases d'une politique « plus structurée et concertée ».


PAM : un service indispensable sous forte pression


Créé en 2002, le PAM est un service de transport à la demande destiné aux personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun classiques. Longtemps géré à l'échelle départementale, le service a été progressivement régionalisé, un processus achevé en septembre avec l'intégration du Val-d'Oise, entraînant des effets immédiats sur son attractivité. En 2025, le service compte plus de 23 000 usagers, soit près de deux fois plus qu'en 2019, pour près de 800 000 courses réalisées sur l'année. Une montée en charge qui reflète autant son utilité que la dépendance de certains publics à ce mode de déplacement.


Des progrès réels mais des freins persistants


La Région met en avant des indicateurs en amélioration : 93 % de ponctualité en septembre 2025 contre 74 % un an plus tôt, et 96 % des appels pris en charge en moins de trois minutes. La régionalisation a également permis des « avancées sociales et économiques notables pour les usagers », selon Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, parmi lesquelles l'harmonisation des tarifs, désormais plafonnés entre 2 euros (pour un trajet de moins de 15 kilomètres) et 14 euros pour ceux de plus de 50, et la suppression des frontières départementales. « Malgré les efforts réalisés par l'opérateur Kisio depuis sa mise en demeure par Île-de-France mobilités (IDFM) il y a un an (Les ratés du PAM, transport dédié aux Franciliens handicapés), le service PAM doit continuer d'être amélioré et perfectionné », pointe-t-elle. Un problème majeur continue de cristalliser la colère des usagers : la gestion des annulations de dernière minute par la plateforme (information voyageur, proposition rapide d'une alternative fiable), vécues comme un véritable échec du service rendu.


Des mesures concrètes dès 2026


Pour répondre à ces dysfonctionnements, la Région a annoncé, le 5 décembre 2025, une série de mesures concrètes dès 2026. Le budget du PAM sera, tout d'abord, porté à 78 millions d'euros, soit 16 millions de plus qu'en 2025, avec un objectif de 50 000 courses supplémentaires. En cas d'annulation ou de décalage tardif imputable à la plateforme, les frais de taxi ou de VTC pourront désormais être remboursés. S'y ajoutent un système de notation des conducteurs et un nouveau marché unifié pour améliorer l'organisation globale du service. Enfin, Valérie Pécresse annonce la mise en place d'un médiateur d'IDFM dès janvier 2026 pour faciliter et garantir le traitement des réclamations. Cliquez ici pour lire la suite

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