AAH en couple : se mobiliser pour obtenir justice
- Jean Pierre Meo
- 22 juin 2021
- 2 min de lecture
Publié le 22 juin 2021 par Vincent Assante, président de l’ANPIHM
Le projet d'une AAH individualisée aux oubliettes ? L'ANPIHM dénonce la position rigide du gouvernement et espère un sursaut associatif et populaire pour "obtenir justice". Point de vue de Vincent Assante, son président.

Handicap.fr : Sur la forme, lors des débats, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap, a demandé un « vote bloqué » qui ne permet de voter que les textes choisis par le gouvernement (article en lien ci-dessous). Votre réaction ? Vincent Assante, président de l'ANPIHM : Quand un gouvernement agit comme cela, c'est qu'il n'a pas confiance en sa propre majorité parlementaire. Il n'a pas tort parce que la position rigide qu'il a prise sur le sujet ne peut que troubler les députés de sa majorité, ceux du moins qui essaient d'entendre les plaintes qui montent du pays. Contrairement à Jupiter ! H.fr : Sur le fond, pourquoi un tel acharnement du gouvernement à ne pas voter cette mesure ? Des raisons uniquement financières ? VA : Je ne crois pas. Je subodore que son attitude tient à des raisons idéologiques profondes, d'ordre religieux et charitable, amenant le Président de la République et Sophie Cluzel (interview en lien ci-dessous) à continuer à privilégier la solidarité familiale sur la solidarité nationale. La République, un peu, mais point trop n'en faut dès lors que l'on touche à un certain nombre de sujets. Il s'agit là d'un point de vue purement personnel. H.fr : Le risque d'étendre la revendication de déconjugalisation à tous les minimas sociaux invoqué par le gouvernement vous parait-il justifié ? VA : Non, bien entendu. Il s'agit là d'un faux prétexte. Car les minima sociaux constituent un filet temporel de sécurité pour ceux qui le perçoivent compte tenu de leur situation économique ou familiale, ou les deux à la fois, temporaire par nature. En ce qui concerne l'AAH, elle est certes encore, du point de vue réglementaire, classée dans les minima sociaux. Mais attribuée aux personnes à qui il est reconnu 80 % d'incapacité, dans l'esprit même du législateur de 1975 comme dans celui de 2005, cette allocation constitue en réalité un revenu de remplacement, à taux plein précisément pour les personnes dans l'incapacité de se procurer un emploi. Cliquez ici pour lire la suite de l'article












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